Monday, September 23, 2019
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10 bonnes pratiques pour les utilisateurs de Twitter

Twitter a ses règles. Des règles aux côtés desquelles un savoir-faire aiguisé est parfois nécessaire pour en venir à une utilisation optimale. De la sécurité à l’exercice même du « tweeting », voici 10 bonnes pratiques pour une meilleure utilisation de cette plateforme.

By Max Guybert Lyron , in Rubrique10 Technologie , at August 4, 2019 Tags: , , , ,

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Cet article a été publié sur www.maxglyron.com

Twitter. L’oiseau bleu. Depuis peu, ce réseau fait parler de lui chez nous. Avec un potentiel allant jusqu’à mettre en péril (sic.) l’équilibre démocratique, l’impact de ce réseau social n’est pas des moindres. Utilisé par les individus comme par les institutions, Twitter a cependant ses règles. Des règles aux côtés desquelles un savoir-faire aiguisé est parfois nécessaire pour aboutir à une utilisation optimale. De la sécurité à l’exercice même du « tweeting », voici 10 bonnes pratiques pour une meilleure utilisation de cette plateforme.

10. Bien constituer son profil

Infographie sur le profil Twitter “idéal”

Lorsqu’on s’inscrit sur Twitter, la première chose à faire est de configurer son profil. Ce dernier doit être clair, avec un nom qui reflète son identité (personne ou institution), un nom utilisateur caractéristique (@maxglyron, @AmbaFranceHT…), une bio succincte et objective qui reflète [préférablement] une présentation professionnelle. Je recommande souvent d’avoir un lien vers un site web (à défaut, vers son profil Facebook, Linked In ou Instagram).


9. Activer l’authentification à double facteur

Mécanisme de l’authentification à double facteur

Côté sécurité, je recommande souvent, au regard des risques liés au web (piratage, vol de donnés privées…) d’activer l’authentification à deux facteurs à la connexion. C’est un procédé par lequel une confirmation d’identité supplémentaire est nécessaire pour accéder à son compte (un code / PIN est envoyé par SMS / e-mail pour confirmer l’identité). Pour savoir comment s’y prendre, consultez la documentation de Twitter. À noter que cette procédure est disponible sur presque toutes les plateformes.


8. Utiliser des « hashtags » avec modération

“Dites non à l’ #utilisation #abusive #des #hashtags”

Twitter a été l’un des premiers, sinon le premier réseau à introduire les hashtags (mots-clés) : #KotKobPetroCaribeA, #FaceAppChallenge, #ClimateChange… Il s’agit d’un mécanisme par lequel un mot devient un lien en ajoutant le caractère « # » juste avant la première lettre. Cela permet de répertorier toutes les conversations publiques sur un sujet donné au sein du réseau. Toutefois, lorsqu’on en fait un usage abusif, l’énoncé du message se perd dans une nébuleuse de liens bleus et n’encourage guère à la lecture.


7. Contrôler l’utilisation des lettres MAJUSCULES

Le Président Américain Donald Trump s’en prend à son homologue iranien sur Twitter…

En communication, il est souvent suggéré d’utiliser les lettres MAJUSCULES avec prudence ; elles traduisent en général une emphase sur un message donné. Ainsi, un message tweeté entièrement en lettres majuscules semble hausser le ton sur l’interlocuteur.


6. Limiter ses sphères d’intervention en ligne

Comprenez les amis qu’il n’est pas nécessaire d’être toujours présent dans toutes les conversations.

Modélisation d’un réseau Twitter sur Gephi par centre d’intérêt / mot-clé

Parce qu’on se suit mutuellement, n’implique pas nécessairement qu’on est « amis » au point de tout se permettre en dehors des limites de convivialité et de bienséance. Quoique ce n’est pas formellement interdit, comprenez qu’il n’est vraiment pas nécessaire de se mettre le nez partout, dans toutes les conversations ou que vous vous prononciez sur absolument tous les sujets, encore moins ceux que vous ne maîtrisez pas…


5. Ne pas acheter des « followers »

Et oui ! Il est possible de s’acheter des followers sur Twitter. Néanmoins, c’est une pratique qui peut avoir des conséquences désastreuses sur votre réputation si les choses tournent mal… On se rappelle bien, il y a quelques années, un ancien Officiel en Haïti a eu miraculeusement du jour au lendemain ~70,000 nouveaux followers sur son compte Twitter, défiant toute possibilité mathématique et logique. Le site twitteraudit.com par ailleurs permet de vérifier la qualité de l’audience d’un compte en utilisant un algorithme basé entre autres sur le nombre de tweets, la date de la dernière activité ou le nombre de followers sur le compte…


4. Constituer des listes

Les listes permettent de structurer les contenus que nous consultons au quotidien. C’est d’autant plus important si on utilise Twitter pour s’informer sur les questions d’actualité. De plus, un utilisateur qui a beaucoup de followers peut toujours avoir des listes par catégorie : media, gouvernement, société civile, religion, nouvelles internationales…. pour éviter de se perdre dans les flux d’information ! Pour savoir comment constituer des listes sur Twitter, référez-vous à ce guide.


3. Tenir un discours mesuré et responsable

Comme pour tous les réseaux sociaux, l’ensemble des contenus que nous publions laisse une empreinte qui, à l’avenir, peut nous être préjudiciable. Bienséance oblige, on ne peut se livrer à des propos démesurés ; pour acharné que puisse être un débat, le respect doit toujours être au rendez-vous. Il ne s’agit pas de faire semblant, mais plutôt, de construire une identité et une réputation numériques qui ne soient compromettantes à l’avenir.


2. Interagir avec les autres

Le compte officiel des finances publiques réagit à l’inquiétude d’un citoyen sur Twitter…

Ce qui fait l’intérêt d’un réseau social, c’est l’interaction. C’est bien l’avantage que trouvent les institutions à être présent sur les réseaux sociaux : un espace d’engagement direct avec son audience (~clientèle). Il en est de même pour les officiels, bien que chez nous, c’est tout le contraire. Très peu d’institutions et vraiment de très rares officiels interagissent suite à une demande, une requête, un commentaire… C’est pourtant un manque à gagner…


1. Ne pas supprimer les tweets

Cela peut paraître anodin, mais la suppression de tweets peut être très mal vue. Dans certaines circonstances, dépendamment de la gravité d’une erreur, on peut être amené à supprimer un tweet, préférablement dans les secondes ou minutes qui suivent la publication. S’il s’agit d’un quiproquo, omission ou une faute de frappe, il est préférable de commenter le tweet avec l’information correcte en précisant #erratum ou « Lisez plutôt »:

C’est une attitude plus professionnelle et plus responsable. Rien de plus fastidieux pour un internaute d’avoir manqué un contenu supprimé, au risque de jeter un discrédit sur le compte. Bon, s’il s’agit de tweets vraiment compromettants, comme, porter atteinte aux femmes, à des journalistes, tenir des discours haineux, … alors qu’au lendemain on est appelé à occuper une fonction d’État, là ça devient compliqué 🏃🏽‍♂️ (…)