Monday, September 23, 2019
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Routes nationales : 10 régions extrêmement dangereuses

Depuis quelques temps, l’idée des transports interurbains en Haïti suscite de vives inquiétudes. Pour cause, l’insécurité grandissante au niveau des quartiers comme sur les routes nationales. Il ne s’agit pas que des risques liés à la sécurité routière, sinon que les riverains des régions concernées se livrent à ces spectacles réguliers de perturbations allant de simples barricades à de violentes manœuvres pouvant mettre en péril la vie de paisibles usagers de la voie publique.

By Max Guybert Lyron , in Gouvernance Rubrique10 , at August 14, 2019 Tags: , ,

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À la lumière des données recueillies de sources combinées allant des bulletins de sécurité quotidiens des centres de monitoring de la situation sécuritaire, aux agences de renseignement, en passant pas les médias, voici 10 régions où il faut redoubler de vigilance lorsque vous vous y trouvez.

10. Decouze, Nationale #4. • Les usagers de la Route de l’Amitié ont probablement eu a faire face à une situation de tension dans cette zone. La pratique est de bloquer la voie (troncs d’arbre, camions…) et de récupérer l’ensemble des clés des véhicules de chaque côté de la file. En dépit de tout, il est pratiquement plus sage d’optempérer…


9. « Carrefour Fouji » , Route Soleil 9 • La majorité des usagers qui se rendent vers le Nord (Nationale #1) empruntent la Route Soleil 9 (Route 9). Toutefois, cette voie, avec souvent de très longues files d’attente, peut être parfois très dangereuse au niveau du Carrefour Fouji, l’un des points d’entrée du tronçon liant la route 9 à la Nationale #1.

Photo © VBI

8. Mirebalais, Nationale #3. Cet arrondissement du département du Centre est un foyer stratégique, et réputé pour ses incidents à motivation politique. C’est également une région où beaucoup d’accidents de circulation sont répertoriés. Prudence.

Tentative d’incendie de l’Hôtel de ville de Mirebalais © Loop

7. Arcahaie, Route Nationale #1. La Cité du drapeau a toujours été relativement paisible. Depuis quelques temps, cette localité connaît des pics de tension faisant parfois des victimes. Conflit terriens, électricité, délimitation territoriale, les motifs sont nombreux. Côté insécurité routière, ce tronçon connaît aussi des records. A rappeler que le 5 août 2019, une policière y a été tuée dans un accident de la circulation.

Blocage de la Nationale #1 à hauteur de l’Arcahaie © HPN

6. Malpasse, Route Nationale #8. La proximité avec le poste frontalier fait de Malpasse un foyer de tension : contrebande, syndicats, … Le 8 août 2019, la route était bloquée par les syndicats de chauffeurs. Une semaine avant, 7 joueuses de la sélection nationale de football U15 féminine ont connu le même sort. Sans oublier le macabre incident du 24 novembre 2018

Incendie au Commissariat de Malpasse © RezoNodwès

5. Saint-Marc, Route Nationale #1. La ville de Saint-Marc est réputée pour être une ville qui ne dort pas. En effet, on devrait bien garder l’œil ouvert notamment à l’entrée Nord de cette ville, foyer politique très actif, qui connait actuellement une recrudescence d’insécurité.

Des riverains de Saint-Marc bloquent la voie pour réclamer de meilleures routes. © Loop

4. Petit-gôave, Route Nationale #2. Quand il s’agit de protestation, les petits-goâviens ne plaisantent pas. Pas plus tard que le 9 août 2019, lors d’un mouvement de protestation, les riverains ont confisqué les clés d’un semi remorque pour bloquer la voie ; cet incident allait se solder par un terrible accident faisant 2 morts au moment de la mise en route du camion…

Un autobus de transport en commun incendié à Petit-Goâve

3. Pont-Sondé, Artibonite Route Nationale #1. Depuis l’ère Arnel, cette région de la Nationale Numéro 1 est devenu très dangereuse. Il est désormais courant de voir des individus lourdement armés y circuler en toute quiétude. On dénombre des cas d’enlèvement, actes de banditisme, des situations de tension autant que des accidents de la circulation.

© Haiti24

2. Chalon, Route Nationale #2. Si vous allez vers le Sud, il faut redoubler de vigilance à la sortie Sud de Miragôane, Chef lieu du Département des Nippes. Outre les multiples revendications ponctuelles des habitants de la zone, une perpétuelle question d’électricité commande les riverains de bloquer la voie sur une base régulière. Ils rançonnent, brisent les pare-brises, crèvent les pneus, et sont souvent violents, armés d’armes de guerre et/ou d’armes blanches. Mon frère et moi avons été une fois pris entre 2 barricades à Chalon… Les agresseurs étaient violents et armés. Dieu merci on s’en est sorti sains et saufs.

File d’attente à Chalon, la route étant bloquée. © VBI

1. Martissant, Route Nationale #2. A l’entrée Sud de Port-au-Prince, on frôle la mort au quotidien. Qu’on soit policier ou simple citoyen, on est à la merci de ces “maitres de la vie” qui déambulent quand bon leur semble, armés de leurs guitares (manch long). C’est le calvaire des habitants de Carrefour et environs, des commerçants qui doivent impérativement s’y aventurer chaque jour, ou de ces chauffeurs de transport en commun sur qui reposent parfois le pain quotidien de toute une famille. En raison de l’embouteillage quasi permanente, les consignes de sécurité ne tiennent plus. J’estime que, toutes les routes confondues, ce tronçon demeure présentement, le plus dangereux d’Haïti.

© Juno7

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